AGONIE

Sa plainte inaudible au monde qui veillait
Cachait la douleur qui terrassait son corps
Son bras dénudé par ses derniers efforts
Ployait tout soudain au bord du lit défait

Chacun la voyait agiter son bras mort
Comme le tanneur sur quelque peau brunie
Des tâches de sang, telle une mine d'or
S'épandaient lassées comme source tarie

Un râle éperdu aux confins de sa voix
Jaillissait sans fin d'une bouche meurtrie
C'était l'ultime des souffles de la vie
Lugubre et plaintif s'échappant de ses doigts

Les mains achevées glissaient du ventre froid
Et les yeux mi-clos se révulsaient déjà
Des mots s'échangeaient, par dessus, sans émoi
L'attente finie, l'heure était aux quotas
Yaressua DNOMYAR
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