COMMERAGES
La connais-tu la fille du haut,
La fille aisée de son jupon
Qu'un rire osé en moindre mot
Assaille un pli au pantalon ?
Et le jeunot du pont d'en face
Le savais-tu aussi pervers
A jouir heureux dessous l'averse
La main tendue sur ce qu'il masse ?
Piètres voisins, comme le Pierre
Qu'un fond de cuve à la saison
Semble plus frais, paraît plus fier
Que lorsqu'il entre en sa maison
Pour la Julie, c'est autre chose
Un coin d'espace à son corsage
Et elle prétend, mauvais présage
Que l'amour rime avec morose
Voilà ma vie, mon entourage
Un plein vilains, un plein vilaines
De tristes gens d'humeur volage
Hantés du songe aux lourdes peines
Et moi ? Pourquoi cette question ?
Serais-je en eux même opinion ?
Va ! Laisse donc ! Tout est en moi
Juste raison et bon aloi.
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Yaressua DNOMYAR