IDENTIQUE AUX PAREILS




Allez va, ce n'est pas bien méchant l'existence
Tu passes le cap comme un fantôme et tu meurs
Entre temps, un peu de bonheur, beaucoup de pleurs
A te demander les raisons de cette errance

Tu diras, comme un long frisson qui te fait taire
Ton dégoût sans mesure, infini, des menteurs
Ceux mêmes que tu qualifieras, débonnaire
A qui t'écoutera, tes amis, les meilleurs

L'évident, ce sera d'aimer les travailleurs
Dont tu riras quand ils lanceront l'anathème
Des grèves que tu dénonceras le teint blême
Car tes propres intérêts seront loin des leurs

Chaque fois, le cœur aux aurores vagabondes
Fera trembler ta voix de triste délivrance
Pareille aux sanglots répandus avec aisance
Sur les goûts d'abandon de ces femmes immondes

Te souviendras-tu d'ailleurs avoir aimé
Autre que toi-même sans fausse complaisance
Coincé d'adoration entre la beauté
Et l'apprêt sans limite de ta connivence ?

Mais si tu réussis à vivre l’échéance
Sans qu'un mépris puisse faire vibrer ton âme
Tu pourras dire à la manière d'e l’oriflamme
On est toujours parfait en vie d'intolérance
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Yaressua DNOMYAR